Pensée Nocturne

Tu sais combien ça fait mal de porter sa croix
De perdre le goût des jours heureux
Même si je n'ai pas le choix
Que je dois comme ils disent garder la foi
Il y'a toujours pire mais il y'a toujours mieux
Mon coeur est comme en apnée
Déshydraté le pouls brisé
Je dois avancer sans rechigner
Sous peine de défaillir
Que tout espoir se tire
Ai je le droit de le dire ou de l'écrire
Que pour une fois j'ai peur de ce qui arrive
Tu sais je n'ai jamais baissé les bras
Ni fais profil bas
Je te dis tu car je n'ai aucune bonne âme à qui confier
Ces mille et une questions
Qui donnent le grand frisson
T'obligent à faire le grand plongeon
Faire une pause pour m'extirper
Me sevrer
De cette overdose ce brouhaha incessant
Permanent ces faux semblants
D'une épaule d'une écoute
Que tu crois avoir trouvé le temps d'un instant
Le temps d'un moment
Tout cela garde une part d'irréel d'artificiel en aucun cas substantiel
Alors j'écris pour à l'infini échapper au déni
Du lourd tribut de ma vie
Alors je tire ma révérence
Une douce et temporaire absence
Le temps d'une danse afin de garder la fréquence
De rester connectée mais cette fois ci en phase avec la réalité
Pour ne pas basculer du coté obscur
Et de finir par verrouiller mon âme d'une armure
Pour laquelle à coup sur aucune clef ne saura déverrouiller mes blessures
Qu'adviendra t'il ainsi soit il
Mis à part retrouver le fil
De l'essentiel de l'indispensable sens existentiel
De mon coeur de ses valeurs
De la vraie chaleur
Celle d'un corps
A perdre la boussole à perdre le nord
De la peau des mots
Qui apaisent et réchauffent tant les mots
Qui ne sonnent jamais hors de propos
Le temps défile si vite
Et j'aurais beau courir plus vite
Que mon ombre
Jamais je ne pourrais effacer
Les jours sombres
Qui auront envahi mon ciel
Et donné un goût de fiel
À mes matins mes lendemains
Qui garderont la saveur d'un chagrin que rien n'éteint
Et que gustativement parlant
Ce n'est pas ce qu'il y'a de plus élégant
Pour affoler enchanter le palais
Et rendre désireux d'aimer
Mes papilles ont besoin que ça pétille
Que ça croustille
Je veux que ma vie soit une friandise une gourmandise
Quoi qu'on en dise
Je n'aime pas les artifices mais j'aime la malice
Mais nullement le vice
J'aime que ça bouillonne
Tourbillonne ébulitionne
Que ma vie danse la passion
Que le tempo vibre à l'unisson
Qu'un bouquet de saveurs donne des couleurs
À mes jours à mes heures
Que sonne haut et fort le mot ardeur
Nella
