Pensée Nocturne

12/09/2020


Tu sais combien ça fait mal de porter sa croix 

De perdre le goût des jours heureux 

Même si je n'ai pas le choix 

Que je dois comme ils disent garder la foi

Il y'a toujours pire mais il y'a toujours mieux 

Mon coeur est comme en apnée 

  Déshydraté le pouls brisé

Je dois avancer sans rechigner 

Sous peine de défaillir 

Que tout espoir se tire 

Ai je le droit de le dire ou de l'écrire

Que pour une fois j'ai peur de ce qui arrive

Tu sais je n'ai jamais baissé les bras 

Ni fais profil bas 

Je te dis tu car je n'ai aucune bonne âme à qui confier 

Ces mille et une questions 

Qui donnent le grand frisson

 T'obligent à faire le grand plongeon

Faire une pause pour m'extirper

Me sevrer

De cette overdose ce brouhaha incessant 

Permanent ces faux semblants

D'une épaule d'une écoute

Que tu crois avoir trouvé le temps d'un instant

Le temps d'un moment

Tout cela garde une part d'irréel d'artificiel en aucun cas substantiel 

Alors j'écris pour à l'infini échapper au déni

Du lourd tribut de ma vie

Alors je tire ma révérence 

Une douce et temporaire absence 

Le temps d'une danse afin de garder la fréquence

De rester connectée mais cette fois ci en phase avec la réalité

Pour ne pas basculer du coté obscur

Et de finir par verrouiller mon âme d'une armure 

Pour laquelle à coup sur aucune clef ne saura déverrouiller mes blessures

Qu'adviendra t'il ainsi soit il 

Mis à part retrouver le fil 

De l'essentiel de l'indispensable sens existentiel

De mon coeur de ses valeurs 

De la vraie chaleur 

Celle d'un corps 

A perdre la boussole à perdre le nord

De la peau des mots 

Qui apaisent et réchauffent tant les mots

Qui ne sonnent jamais hors de propos 

Le temps défile si vite

Et j'aurais beau courir plus vite

Que mon ombre

 Jamais je ne pourrais effacer 

Les jours sombres 

Qui auront envahi mon ciel 

Et donné un goût de fiel  

À mes matins mes lendemains 

Qui garderont la saveur d'un chagrin que rien n'éteint

Et que gustativement parlant 

Ce n'est pas ce qu'il y'a de plus élégant 

Pour affoler enchanter le palais 

Et rendre désireux d'aimer 

Mes papilles ont besoin que ça pétille 

Que ça croustille

Je veux que ma vie soit une friandise  une gourmandise 

Quoi qu'on en dise

Je n'aime pas les artifices mais j'aime la malice

Mais nullement le vice

J'aime que ça bouillonne 

Tourbillonne ébulitionne

Que ma vie danse la passion

Que le tempo vibre à l'unisson

Qu'un bouquet de saveurs donne des couleurs

À mes jours à mes heures 

Que sonne haut et fort le mot ardeur


Nella






© 2020 Nella Flenghi
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